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Oui  je sais…. Le titre est un peu .. bon bref…

Ma femme est enseignante dans le privé catholique.  Donc dans l’enseignement libre, bref, dépendante du ministère de l’éducation nationale. Et pas des moindre : professeur de physique chimie en filière S. Je ne vous cache pas que même si dans le fond nous nous rejoignons sur pas mal de points, certaines discussions sur l’enseignement sont plutôt animées. La dernière en date concerne le fait que beaucoup d’enseignants que nous connaissons se plaignent de l’évolution de notre éducation nationale républicaine. Dans le désordre : « certains élèves n’ont absolument pas le niveau d’être en filière scientifique », « les élèves ne savent ni lire ni compter en arrivant au collège », « les réformes sont mal faites », « je dois voir des points en physique que mathématiquement ils n’ont plus au programme », « Les commissions d’appel laissent passer n’importe qui », « De toute façon si tu veux faire science Po, il faut sortir de BAC S », « Tu te rends compte que le dernier sujet de bac est de niveau second »… Inutile de continuer, vous avez sûrement compris l’idée générale.

Mon coup de gueule du jour est de leur dire ceci : Mais qui est responsable de tout cela?

Comment sont conçus les programmes? Pluridisciplinairement? non… souvent simplement disciplinairement. Et souvent par un ministre qui est enseignant (ou ancien enseignant) lui même. A-t-il oublié ce qu’était une classe? un jeune? Pourquoi ne pas décider de tout rendre transversal? Refusez d’enseigner ce que vous jugez en inadéquation avec le niveau, laissez vous accuser de vouloir trop bien enseigner. Vous n’avancerez peut être pas autant dans la grille de salaire, mais vous gagnerez sûrement l’estime de vos élèves.

Les diplômes (j’en ai déjà parlé) ne sont pas au niveau? Qui les rédige? Des enseignants… Redonnez leur une vraie valeur. Il n’y a pas de mal à ce que beaucoup échouent si tout a été fait en amont pour préparer chaque jeune. Arrêtons de mentir aux jeunes en leur disant qu’ils ont le niveau requis.

Qui siège aux commissions d’appel? Des enseignants…. Pourquoi vouloir remettre en cause les décisions d’orientations d’une autre équipe pédagogique? Redonnez le pouvoir aux enseignants. Arrêtons cette idée que nous pouvons, avec les moyens donnés, réussir à amener 80% d’une tranche d’âge au BAC. N’interdisons plus les redoublements : repensons les! Le socle commun est une piste intéressante, pourquoi ne pas moduler les enseignements? Et ne doivent passer dans le cycle supérieurs que les élèves qui ont acquis ce socle.

Qui pendant de longues années ont martelé que le BAC S était la reine des filières, clef d’entrée dans toute formation supérieure, au détriment des autres filières générales et professionnelles? Ces dernière devenant presque des orientations sanctions… Encore les enseignants. Dans l’idée précédemment évoquer, faisons en sorte que les « compétences » évaluées dans le socle soient un moyen de décision pour l’orientation de ces jeunes. Savez vous qu’il est possible de réussir professionnellement et de s’épanouir en passant par une filière autre que générale?

Profitons que le gouvernement ouvre une discussion à ce propos… réformons l’école ! Mais réformons la vraiment ! Pas simplement en faisant la même chose depuis 3000 ans.

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