La #classeinversée est plus efficace pour les élèves en difficulté | E-media, the Econocom blog

Pour les enseignants, créer une classe inversée ne s’improvise pas.

Source : La #classeinversée est plus efficace pour les élèves en difficulté | E-media, the Econocom blog

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« La culture est ce qui subsiste, quand on a oublié tout ce qu’on avait appris »

« Bildning är det som blir över när vi glömt det vi lärt oss. » ou en langue de chez nous « La culture est ce qui subsiste, quand on a oublié tout ce qu’on avait appris» (Revue Verdandi, 1891, p. 97, article intitulé « On tue l’esprit dans les écoles ».
Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation),
vol. XXIII, n°3-4, 1993, p. 849-861.
UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000

Dans son livre Ellen Key y trace un sombre portrait de l’école suédoise de l’époque. Elle lui reproche en particulier de ne rien faire pour mettre en valeur certaines aptitudes, comme l’imagination et la réflexion. Elle réclame la mise en place d’un système d’éducation scolaire où alterneraient le tutorat individuel, des temps de répit et l’auto-enseignement. L’école ne devrait avoir qu’une seule finalité : donner à chaque individu la possibilité de se développer lui-même autant que possible et lui apporter le plus de bonheur possible. Et la coopération entre l’école et le foyer familial est importante.

Ellen Key aborde ensuite la question de la réorganisation de l’école. L’école maternelle devrait disparaître et être remplacée par des « cours à la maison ». L’école élémentaire ou primaire devrait commencer à l’âge de 9 ou 10 ans et devrait être une école commune à tous. En même temps, Ellen Key veut préserver l’individualité des deux sexes.

L’école devrait apprendre aux filles et aux garçons à collaborer. Le principe de l’école mixte s’applique non seulement aux deux sexes mais aussi aux relations entre différentes classes socio-économiques. De cette manière, on pourra abattre le mur qui, dans la vie sociale, sépare les hommes et les femmes, et les différents niveaux de classes sociales.

En outre, Ellen Key attache beaucoup d’importance à la concentration des
enseignements et critique le morcellement des matières. Elle préconise l’intégration de différentes disciplines. On pourrait éviter le morcellement en groupant les matières en d’assez grandes unités : ainsi l’histoire, devrait comprendre l’histoire de la littérature, l’histoire de l’Eglise et l’histoire de l’art. L’effectif des classes ne devrait en aucun cas être supérieur à 12 élèves. Il y aurait un cours de base commun et les élèves auraient en outre du temps pour un « auto-enseignement
sélectif ». Il faudrait également réintégrer dans l’école les devoirs qui sont donnés à faire à la maison. Dans toute la mesure du possible, l’enseignement devrait être axé sur les élèves, sur leur quête de savoir et devrait viser aussi à les aider à former leur propre opinion.

Du cours sur feuille au cours augmenté

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Comment utiliser la réalité augmentée dans un cours de Mathématiques ? Plutôt que de longs discours, pourquoi ne pas se rendre compte par vous même avec le fichier joint. Complément idéal du manuel scolaire ou du cours sur papier, ce méthode peut aussi compléter de façon intéressante la classe inversée.

Chapitre 12 – Bissectrices – 2

Du théorème des milieux à Thalès en classe inversée

Après une certaine absence je me décide à reprendre le clavier pour vous présenter ma démarche d’inverser le rythme pédagogique en mathématiques avec une classe de 4ème. Pour rappel, cette classe est en formation par alternance selon un rythme de deux semaines en entreprise et deux semaines en classe. J’évalue ces jeunes par compétences en utilisant les points lomer au travers de la plateforme SACoche. J’autorise l’erreur en permettant à chaque jeune de se faire ré-évaluer quand il pense avoir acquis une compétences qui ne l’était pas le jour de l’évaluation. En fin de trimestre, un devoir (noté cette fois-ci) reprend l’ensemble de ce qui a été vu. La liste des exercices qui seront potentiellement utilisés dans le devoir a été donnée en début d’année à chaque élève. Seul un exercice n’est pas dans la liste mais n’est pas plus compliqué que ce qui a été étudié en classe.

Aujourd’hui j’ai souhaité vous présenter comment je mène ce que moi j’appelle un chapitre de cours. Chaque chapitre est inscrit dans une progression spiralée que chaque élève se voit remettre au début de l’année. Cette progression a pour but d’éviter tout cloisonnement des notions abordées. J’ai dans le passé souvent observé qu’un cours traditionnel a tendance à favoriser l’effet zapping: Un fois qu’une notion a été vue et évaluée, l’élève imagine ne plus en avoir besoin. Je caricature bien sûr le propos mais en y regardant de plus près… Cette approche c’est aussi faire le choix de revenir régulièrement sur une notion. Chaque chapitre
ne sera jamais traité en une seule fois. Ainsi chaque élève aura le temps de réinvestir les notions plusieurs fois dans l’année.

vecteur calendrier  19/10/2014. Dernier jour de classe avant le départ pour une semaine de stage suivie d’une semaine de vacances. Je donne à mes élèves les consignes (verbalement et sur l’ENT) pour ces 2 semaines hors de l’établissement : « Étudiez le chapitre 6 sur l’espace numérique de formation. N’oubliez pas de formaliser ce que vous n’avez pas compris et surtout n’hésitez pas à m’envoyer vos remarques par message. »

L’espace numérique de formation est une plateforme que j’ai mis en place dans l’établissement. Accessible sur internet, elle permet aux élèves d’accéder aux ressources que je mets à leur disposition tout en me permettant de suivre précisément leur avancée. Développée autour de Chamilo, cette plateforme est très simple à utiliser et permet des fonctions intéressantes.

Chamilo

suivi

Durant les 2 semaines hors de l’établissement, les élèves n’auront qu’à se soucier de l’étude du cours. Ce cours se décompose ainsi (les fichiers sont en PDF):

1- une phase d’exploration personnelle afin de permettre une réflexion sur le sujet : Avant de commencer à étudier ce cours

En effet, il me semble que dès que c’est possible, il faut encourager l’expérimentation afin de permettre aux jeunes d’exprimer des conjectures, de développer une culture du raisonnement et du nombre.

 l’expérience est bien le juge de paix au verdict duquel doivent se soumettre une conjecture.[BRIAND 2005]

2- Une modélisation de la phase d’exploration sur un logiciel de géométrie dynamique : Géogebra.

3- Une étude partie par partie du cours avec un QCM entre chaque partie pour vérifier la compréhension :

vecteur calendrier 03/11/2014. C’est le retour en classe. Je me suis assuré au préalable que l’ensemble des élèves s’est bien connecté au chapitre grâce à l’interface de suivi. J’ai, sauf exception, 5 séquences hebdomadaires de 55 minutes avec les élèves de 4ème sur environ 16 semaines de cours pleines. Soit un peu plus de 73h de cours. Les élèves seront disponibles toute la semaine étant tous internes.

Chaque semaine, j’ai demandé à ce que mon emploi du temps soit découpé ainsi :

  • 1 séquence de 55′ le lundi
  • 2 séquences attenantes de 55′ dans la semaine
  • 1 séquence de 55′ dans la semaine
  • 1 séquence de 55′ le vendredi

La première séquence permet de faire une mise en commun du chapitre. Les élèves posent des questions sur ce qui n’a pas été compris. On essaye ensemble de reformuler le cours au besoin afin d’y apporter les corrections nécessaires. A ce stade j’essaye de favoriser les échanges entre les élèves afin de casser la relation au savoir qu’ils entretiennent depuis le début de leur scolarité. Je ne me place plus comme étant le seul détenteur du savoir. C’est dans cette phase que les bribes de souvenirs ressortent. Chacun veut montrer la méthode que tel enseignant lui a donné pour tel ou tel problème. J’introduis là une dose d’apprentissage par pairs. dans son livre intitulé Peer Instruction (1997) Eric Mazur, professeur de physique appliquée à l’université de Harvard, définit cette approche comme étant

un style d’apprentissage interactif qui implique activement les apprenants dans le processus de l’apprentissage

La deuxième séquence de 110′ nous amène en salle informatique. Les élèves se connectent sur le site LABOMEP afin de faire les exercices préparés à l’avance. Le tableau blanc (qui fait aussi office de TBI au besoin) est disponible pour que les élèves s’en servent comme brouillon. C’est le moment que les élèves attendent car au milieu de l’effervescence apparente de cette séquence, je suis disponible pour chacun d’entre eux quand ils en ont besoin mais les autorise à s’entre aider. Avec l’apprentissage entre pairs, les participants échangent, communiquent et partagent des informations. Quand, dans un modèle transmissif, le formateur est amené à placer le « formé » dans une posture de spectateur, dans l’apprentissage entre pairs, chacun peut être pleinement acteur s’il intègre cette sphère égalitaire de formation, chacun placé sur la même ligne, sans jugement, sans rapport de hiérarchie.

labomepCela me permet aussi de mieux répondre aux difficultés de chaque élève et d’envisager un travail de remédiation lorsque je suis de permanence dans la semaine. En effet, notre fonction nous amène à terminer régulièrement notre service à 21h. Les élèves ont tous la possibilité d’aller en étude surveillée par un enseignant de 18h à 19h.

Cette séquence d’apprentissage par les pairs permet aux apprenants :

  • d’acquérir de nouvelles compétences à travers l’essai-erreur au travers d’exercices interactifs;
  • de renforcer leur esprit d’entraide et de collaboration,
  • d’apprendre par eux-même et développer une certaine indépendance,
  • de m’amener à me poser des questions sur mes méthodes d’enseignement, les revoir, les améliorer voire même les adapter si je sens que c’est nécessaire,
  • de consolider/ construire des relations d’ordre socio-motivationnel et d’améliorer les capacités de communication et de leadership des élèves.

La troisième séquence permet de faire une sorte de tampon pour faire le point de la semaine, de finir les exercices et de réajuster le cours.

La dernière séquence, celle du vendredi, est réservée à l’évaluation des élèves dont voici un exemple : évaluation chapitre 6

Observations à ce point de mon expérimentation

La classe inversée libère du temps de classe pour utiliser des pédagogies actives lors de la séquence en salle informatique (apprentissage par les pairs). Les approches d’apprentissage par problème demandent du temps en classe. Il est souvent difficile de concilier le temps nécessaire à la transmission des savoirs de base et celui où l’enseignant fait que ses élèves sont actifs. La classe inversée permet de résoudre ce dilemme en exportant la leçon en dehors du temps de classe.

La classe inversée demande plus de travail qu’un cours traditionnel. Sans parler des outils utilisés pour créer les cours, c’est une perpétuelle remise en question du cours. Depuis que j’ai commencé à travailler de la sorte, mes cours n’arrêtent pas d’évoluer et j’ai l’impression de refaire sans cesse le travail de réécriture du scénario de cours.

J’ai l’impression que les élèves se sentent moins stressés par rapport aux classes dans lesquelles j’enseignais de façon plus traditionnelle. Je ressens moins de problème de discipline.

La séquence en salle d’informatique, en tentant d’individualiser la phase de réinvestissement du cours,  demande beaucoup d’énergie.

Éternel insatisfait ou bien trop perfectionniste, il n’en demeure pas moins que je ne suis toujours pas satisfait de ma façon de faire cours. Les élèves s’y retrouvent et certains me disent même que maintenant ils aiment les maths mais je reste toutefois dans l’idée que l’on peut encore faire mieux. Notamment, comment intégrer plus les 7 types d’intelligence dans une classe inversée ?

Actuellement, les cours restent écrits et favorisent certains au détriment d’autres. Je pense donc à ajouter à mon cours des capsules vidéo ou des dessins animés qui permettraient peut être à d’autres élèves de mieux les assimiler.

Classe inversée en science : autonomie et évaluation novatrice

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Une expérience de plus très similaire mon approche de la classe inversée. Il convient de remarquer que la classe inversée n’est qu’un ingrédient de la recette finale. Chaque élève d’une classe est différent et il faut donc tendre à l’individualisation de la formation et de l’évaluation.

Classe inversée en science : autonomie et évaluation novatrice.

Quand une erreur de réservation mène à une expérience pédagogique…

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Quelques fois le destin permet d’expérimenter quelque chose de différent. Il y a quelques jours de cela, un travail planifié en salle multimedia avec une classe de 3ème pour le cours de physique n’a pu se faire faute de… salle multimedia.

Me voilà donc en salle de classe avec mon chapitre à aborder et je ne vous cache pas un peu dépité. Un bref tour d’horizon et mon regard se porte vers la « boite à portables » que nous avons instauré  pour que les élèves y déposent leur téléphone afin de ne pas être tentés de l’utiliser en cours. Mes lectures d’expériences d’utilisation de téléphones portables en salle de classes me reviennent à l’esprit et je me suis dit : « Et pourquoi pas ? ». L’idée était lancée : j’allais leur faire faire des recherches avec leur téléphone.

Le thème inscrit au tableau, je donne les consignes à la classe. Chaque binôme aura à réaliser un document répondant à la thématique en cherchant sur internet les réponses aux différentes questions. Le résultat doit être compréhensible par l’ensemble, pour éviter la recopie du premier site venu. Chaque binôme aura aussi à choisir un objet de recherche dans le thème et à l’intégrer dans le document.

Les élèves semblaient au départ plutôt décontenancés de pouvoir utiliser un outil d’habitude interdit en classe. Après quelques minutes, certains me demandent s’ils peuvent mettre des écouteurs et travailler en musique. Tant qu’à laisser les élèves dans une situation de travail nouvelle en classe, j’accepte. Des questions plus précises commencent à arriver : « Je n’arrive pas à me connecter au wifi avec mon téléphone », « Que veut dire tel ou tel mot de cette définition ? », « on peut faire confiance à Wikipedia ? »… Les feuilles commencent à se remplir progressivement. Je circule dans les rangs, donne des conseils ici, règle des problèmes par là…

Au final, les 1h50 de cours sont passées très vite et le résultat est très satisfaisant. Les réponses aux questions sont claires, les recherches étoffées.Leurs recherches ont été l’occasion au fil de leurs questions d’aborder des points non prévus au cours mais qui leur semblaient indispensables pour la compréhension de leur travail.

Je pense, un peu aussi à la demande des élèves, que je vais intégrer plus souvent cet outil qui leur est proche dans certaines séquences de cours.