– La progression individuelle : ici, chaque élève avance à son rythme. On n’essaie pas de faire en sorte que toute la classe progresse au même rythme puisque celui-ci sera toujours soit trop rapide soit trop lent, quel que soit l’élève. En suivant un modèle de progression individuelle, chacun avance donc en fonction de ses capacités et personne ne se retrouve perdu ni ne s’endort d’ennui. La progression individuelle peut toutefois être encadrée afin d’éviter les progressions trop lentes, on peut par exemple imposer à chaque élève de valider un nombre minimum de modules chaque mois ou chaque semaine, ou bien de valider ces modules selon un calendrier donné (qui est commun à la classe). Si des élèves n’ont toujours pas validé un module alors que la date imposée est proche, le professeur peut les regrouper et leur faire un cours ciblé pour qu’ils puissent le valider à temps (dans ce modèle, les élèves les plus lents progressent donc ensemble, à long terme). Ce concept est difficilement réalisable dans une classe qui n’utilise pas le modèle inversé.

 – La pédagogie de maîtrise : consiste à exiger des élèves qu’ils maitrisent un sujet avant de pouvoir passer au suivant. Cela permet d’éviter que les élèves accumulent des lacunes tout au long de leur scolarité et finissent par perdre pied. Le niveau de maitrise requis est choisi par le professeur, un élève va par exemple devoir obtenir une note de 15/20 minimum avant de pouvoir passer au chapitre suivant, ou bien montrer, par quelque manière que ce soit, qu’il a bien assimilé le sujet. Ce concept est plus pratique à mettre en place dans une classe qui utilise la progression individuelle.

– Rendre autonome : Quand vos élèves abordent de nouveaux concepts, faites en sorte qu’ils y réfléchissent par eux-mêmes avant de leur donner la solution. Répondez à leurs questions par d’autres questions. Faites-leur chercher des situations concrètes où le concept en question serait utile, demandez leur d’émettre des hypothèses sur un phénomène particulier et d’imaginer des expériences qui pourraient confirmer ou infirmer ces hypothèses. Leurs théories pourront ensuite être discutées en groupe et testées quand c’est possible. C’est l’occasion de leur apprendre à structurer un raisonnement, par exemple en commençant par lister les éléments pouvant entrer en jeu dans le phénomène étudié.

Cette approche est la base de la méthode scientifique : observer, analyser, tester. Plus vos élèves auront l’habitude de réfléchir et de chercher plutôt que d’attendre qu’on leur serve l’information sur un plateau, plus ils seront autonomes et curieux.

Source : http://www.classeinversee.com/

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